Fervent défenseur de Firefox, n’en déplaisent aux IE fanboys (ça existe ?) ou aux Opera fanboys, j’ai décidé néanmoins de tester vraiment Google Chrome.

J’avais en effet entrepris d’expérimenter la toute première version publique, mais celle-ci était vraiment trop minimaliste pour se faire une idée précise des atouts de ce nouveau navigateur face à ses rivaux. J’ai donc installé le mois dernier la toute dernière beta publique : la 3.0.197.11.

Content / Pas content ? Et bien je dois reconnaître que le feeling est vraiment extraordinaire. C’est nettement plus rapide que Firefox et que la première mouture testée. Ça se ressent très grandement sur la navigation. Sur des services comme GMail ou Google Reader, c’est flagrant.

Deuxième constatation évidente : graphiquement, c’est parfait pour les netbooks ! Pas de barre de menu inutile. La fenêtre occupe correctement tout l’espace disponible et nécessaire. Du coup on se retrouve avec une bonne surface pour naviguer, très agréable sur un netbook 10″ ou 12″.

Ma première crainte était un manque de customisation, chère à Firefox et qui me tient tant à coeur. J’utilise en effet très fréquemment delicious et l’extension, firebug, Mozilla Weave… Crainte plutôt confirmée, puisqu’il m’est impossible d’utiliser tous ces outils. Sauf… que c’est sans compter la ferme intention de Google de venir définitivement anéantir ses concurrents. La version beta que j’utilise propose un aperçu du mécanisme d’extensions, et une extension pour Delicious est d’hors et déjà disponible. Google souhaite apparemment également apporter un service de synchronisation, sûrement semblable à Weave. Quelques outils « développeurs » sont fournis en standard, mais ça n’est tout de même pas aussi complet que le si puissant firebug. D’une façon plus générale, la personnalisation de Chromium est franchement minimaliste. Très peu d’options.

Je note enfin ici 2 très bonne idées : chaque onglet évoluant indépendamment, il est possible de fermer uniquement un onglet « malicieux » si celui-ci venait à planter pour quelque raison que ce soit. Bref, même en cas de crash, on conserve un navigateur propre et rapide. La 2e bonne idée est la possibilité de gérer tous les processus liés : un « gestionnaire de tâches » propre à Chromium qui permet d’afficher la consommation mémoire et CPU de chaque onglet et plugin, et d’agir sur ceux-ci.

Pour conclure, je ne lâche plus Google Chrome d’une semelle. Du moins pour la navigation ; car pour le debugging, Firebug manque tout de même pas mal. Il ne reste plus qu’un puissant méchanisme d’extensions, une communauté un tant soit peu active, et Google est à même de présenter ici LE browser-killer.

Et oui… il existe maintenant une version light du lecteur de flux RSS de Google. Ce dernier se résume à une chose : lire les news. Pour tester cette version, un petit tour sur google.com/reader/lite/

Cette semaine, le lien de la semaine est surtout uniquement dédié aux développeurs. C’est Google Code qui passe sous le feu des projecteurs de ZeTechnology. Google propose en effet cette immense plate-forme à destination de nos amis les codeurs. On y retrouve bon nombre d’informations, de projets rattachés à la firme de Mountain View… mais aussi, et c’est ce qui me tient à coeur, un service de dépôts SVN pour tous vos projets libres.

Non content de proposer un dépôt SVN (à défaut de Git…), Google vous offre tout un espace à la sauce Trac pour gérer vos projets :

  • Gestion de pages (wiki)
  • Système de suivi de bugs
  • Navigation en ligne dans le repository
  • Espace de téléchargement

Bref, le strict minimum qu’une équipe ou un développeur solo se doit d’avoir pour un projet. Mais il est important de souligner à quel point l’outil de bug-tracking est efficace, alors qu’il paraît relativement sommaire au premier abord :

  • labels personnalisés pour les états (ouvert, résolu, vérifié, accepté…)
  • gestion assez avancée de templates prédéfinis (idéal pour guider l’utilisateur qui rapporte un problème)
  • détection automatique des références aux revisions / bugs. (Si vous mentionnez « fixed issue 42 » dans votre changelog SVN, un lien automatique sera réalisé vers ce problème, qui sera passé automatiquement en « fixed ». De même, un commentaire faisant allusion à « r65 » aura un lien pointant sur la dîte révision)

En résumé, autant de petites choses qui font qu’on a la sensation d’avoir un outil pleinement exploitable, utile, et qui rend bien des services. http://code.google.com

Cela fait un petit moment qu’un lien rendait possible l’exploitation de votre carnet d’adresses GMail en tant que service à part entière. Google officialise la chose et publie la version beta de Google Contacts, avec une adresse ma foi bien farfelue : http://www.google.com/contacts.

Une API est disponible pour exploiter pleinement les fonctionnalités de ce carnet d’adresse. Personnellement, le mien est bien organisé, bien rempli, et synchronisé avec mon magnifique téléphone.